La macrophotographie extrême

La Macrophotographie

Pour mériter réellement son appellation, un objectif dédié à la macrophotographie doit permettre un rapport de reproduction de 1:1. C’est à dire que la taille atteinte sur le capteur de votre reflex doit être la même que celle de l’objet photographié. En effet, pour des rapports de 0,1:1 à 1:1, il convient de parler de proxiphotographie, ce qui correspond à la majeure partie des photos prises, notamment d’insectes ou de papillons.

Un exemple de macrophotographie au rapport 1:1. Matériel utilisé Nikon D300 et AF-S VR Micro Nikkor 105 mm f/2.8G IF-ID :

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Un ver de terre

 Nous n’avons là atteint que la limite basse de la macrophotographie. Que faut il faire pour travailler au cœur de ce domaine photographique ? Certains accessoires permettront d’atteindre ce résultat, qu’il s’agisse de dispositifs mécaniques ou optiques : bagues allonge, soufflets, bagues d’inversion ou bonnettes. Certains de ces dispositifs peuvent en outre être utilisés simultanément, mais cumulent alors les inconvénients.

Les bagues allonge

La bague allonge est un tube qui s’installe entre le boitier et l’objectif. En éloignant l’objectif du capteur, elle augmente le grandissement, diminue la distance de mise au point, mais fait perdre de la luminosité. Elle permet généralement de conserver les automatismes de l’objectif.

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Bague allonge

Le soufflet

Le soufflet est en réalité une bague allonge de dimension variable, qui se fixe de la même manière entre l’objectif et le boitier. Encombrant, il ne permet généralement pas de conserver les liaisons boitier – objectif. Si cet accessoire se révèle utile en studio, il est difficilement utilisable en extérieur car encombrant et d’un maniement délicat.

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Soufflet pour macrophotographie

La bague d’inversion

Cet accessoire permet de retourner un objectif, lentille frontale coté boitier. L’utilisation de ce système est néanmoins dangereuse pour votre objectif puisque la lentille arrière de l’objectif ne sera plus protégée. En outre, selon les bagues utilisées, vous perdez toute liaison boitier – objectif, et il convient donc d’utiliser de préférence  des objectifs sur lesquels vous pourrez régler manuellement le diaphragme.

Cette technique peut être utilisée couplée à un soufflet, ou pour assembler deux objectifs, l’un faisant office de bonnette.

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Montage d’une bague d’inversion macrophotographie

La bonnette

La bonnette est un accessoire optique : une lentille convergente positionnée devant l’objectif. Facile à utiliser, elle n’induit pas de perte importante de luminosité mais peut générer des aberrations optiques et une perte de piqué.

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Bonnette pour macrophotographie

Un objectif tout-en-un : Le Canon MP-E 65 mm

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De son vrai nom Canon MP-E 65mm f/2.8 1-5x Macro Photo, cet objectif permet des coefficients d’agrandissement jusqu’à 5x. De compact (10 cm), il s’allonge jusqu’à atteindre 22 cm au grossissement maximal.

Un essai, réalisé avec une pièce de 1 €, simplement pour se rendre compte des possibilités (l’objectif est monté sur un Canon EOS 5D Mark III) :

Son rapport de reproduction commençant à 1:1, cet objectif n’est utilisable que pour la macrophotographie.  Le plan de netteté se trouvera à environ 10 cm de la lentille frontale au rapport 1:1, et à 4 cm au rapport 5:1.

Autre particularité : aucune bague de mise au point. Vous ne pouvez choisir que le rapport de reproduction. Pour obtenir la netteté désirée, il faudra donc positionner très précisément l’appareil photo par rapport au sujet choisi. La profondeur de champ varie de 2,24 à 0,05 mm selon l’ouverture et le grossissement. Et bien sur plus l’ouverture est faible, plus la profondeur de champ diminue : Cruel dilemme à venir entre luminosité et netteté.

Au delà de 2:1, la luminosité diminue rapidement. Il vous faudra donc soigner votre éclairage. Le flash intégré du boitier est bien évidemment inutilisable. A prévoir : lampes d’appoint, flashes dédiés ou annulaires, ou encore éclairage circulaire à leds.

Si vous rajoutez à ces quelques difficultés les modèles qui refusent de rester immobiles, l’impact du vent et vos propres tremblements, vous aurez compris que cet objectif se mérite. Un trépied devient vite indispensable.

Une fois la phase d’adaptation passée, le MP-E 65 mm ouvre des horizons insoupçonnés en photo : Notre œil n’est en effet aucunement habitué à ce type d’agrandissement. Sa qualité optique donne des résultats bluffants, qu’il s’agisse de sujets classiques ou de recherche plus surprenantes.

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Grossissement de 3x

©Spettacolopuro

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Une goutte d’eau.

©El Justino

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L’araignée

©El Justino

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Le peuple des boutons

©Apparaître / Julie Tanit 2013

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